Je me cherche…

octobre 13th, 2009

Je me cherche chez les autres.

Pour le meilleur, comme pour le pire, je scrute et examine ce que je peux entrevoir de leur vie. Comme une ménagère appliquée, je vérifie chaque recoin pour y trouver quelque grain de poussière qu’on aurait pu oublier là. Des grains de moi.

Merci Facebook, merci les blogs, dans ma recherche, vous êtes de précieux alliés, mais aussi encombrant que la cavalerie dans un combat naval. Je pense avoir trouvé un angle d’attaque, et voilà que vous me jetez à l’eau, dans votre folle cavalcade vers le réseautage absolu, vers la course aux relations faciles et ostentatoires! Et cette eau est trouble, froide, mais paradoxalement, stagnante, nauséabonde et insalubre. Alors j’inspire un grand coup, et plonge. Je scrute avec attention.

Oui, je scrute les profils de mes « amis », je passe et repasse sur leur blog. J’essaie de trouver la preuve de mon existence dans leur vie. Existe-t-il une photo de moi? Un dessin? une simple allusion… Rien, même chez ceux que je considère comme mes grands amis. Je n’existe simplement pas dans leur vie « publique ».Et c’est douloureux de voir qu’ils ont des photos d’événements où je n’ai pas été conviée, de fêtes, de découvertes, de moments de leur vie où j’étais simplement absente.

Pourquoi? Je me le demande souvent. Cette question me hante. Je me sens littéralement déconnectée des autres.Je me sens seule.

Ne les trouvant ces preuves pas sur la toile, je les cherche dans la vraie vie. À quand remonte la dernière fois que l’on m’a invité? Ou plus précisément, que mes « grands » amis m’ont invité? À boire un verre, à aller au ciné, à n’importe quoi? Je ne m’en souviens plus. Alors où suis-je dans leur vie, qui suis-je dans leur vie? Quand m’a-t-on dit pour la dernière fois « tu me manques »? Je suis nulle-part.

Je ne peux me trouver dans leurs pensées, elles leurs appartiennent. Mais j’aimerais. J’aimerais savoir que j’existe quelque part pour eux, ailleurs que dans le répertoire de leur natel.

(Je sais, c’est pathétique)

Le féminisme…

octobre 8th, 2009

Je crois que toutes les femmes revendiquent leur appartenance à ce mouvement. Nous voulons l’égalité salariale, le droit de vote, le droit de ne pas avoir d’enfant, le droit d’être sexuellement libérée et sans attache affective, le droit de se comporter comme des mecs. Bref… C’est beau tout ça…

N’allez pas croire que je me moque. Je suis moi-même une féministe convaincue, et je l’étais sans doute avant même d’avoir compris le sens de ce mot. Mon premier acte en tant que telle a sans doute été de me dire: « les garçons ça sert à rien ». Ou bien « le foot c’est pas que pour les garçons ».

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[Boulot] quelques bêtises…

octobre 2nd, 2009

Les gens se rendent rarement compte des bêtises qu’ils peuvent proférer dans la vie de tous les jours. J’ai quelques fameux exemples du boulot:

Bonjour! J’voudrais un étudiant, s’il-vous-plaît.—> hum, je comprends bien qu’il est nécessaire de satisfaire ses pulsions, mais une boulangerie n’est peut-être pas l’endroit rêvé… En fait, cette personne parle du sandwich étudiant…

Bonjour mademoiselle (pourtant mon alliance se voit), vous voudrez bien me donner le petit noir, là-bas.—> je ne peux m’empêcher d’imaginer un petit noir (vous savez, comme dans Tintin au Congo), recroquevillé sur le présentoir à pain, qui répondrait: A vot’e se’vice madame!

Dans la même catégorie, j’ai le vaudois (bien cuit évidemment), le tessinois, le milanais, l’anglais et n’oublions pas le paysan, avec soc et charrue, complétement coincé sur son étage..

Il y a aussi le vieux monsieur laconique qui se croit au pub: « un demi! »…il veut évidemment parler de la demi-livre mi-blanche…

Et après on prétend que c’est un métier sans réflexion ;-p

Juste quelques mots…

septembre 30th, 2009

Je me demande actuellement pourquoi je m’acharne à vouloir faire un blog de dessins, ou autre, alors qu’après tout, c’est les mots que je manie le mieux…

J’essaie de me remotiver à écrire sur ce blog. Je crois que mon problème venait du faire que j’essayais de faire quelque chose qui ne me ressemble pas.

J’aime les mots. Leur son, si différent d’une personne à l’autre, d’un accent à l’autre. Leur sonorité varie selon l’humeur, le jour, la boisson. Certains mots vous caressent l’oreille, d’autres semblent vouloir l’arracher. Il y a des mots qui ravissent l’esprit par leur sonorité plutôt que par leur sens. Car après tout le sens d’un mot n’est qu’une petite partie de lui, juste un infime fragment. Ce serait comme résumer quelqu’un à son nom, ou à son adresse.

J’aime la texture des mots dans la bouche. Certains s’avalent, d’autres se crachent. Il y en a qui roulent sur la langue, qui chatouillent les lèvres.

Un de mes mots préférés est ornithorynque. Ce n’est pas son sens qui le rend spécial à mes yeux. Non… C’est son histoire, enfin, l’histoire qu’il y a entre nous, Line, lui et moi…En cherchant le mot le plus bizarre, nous sommes tombées d’accord sur celui-là… Il y a son orthographe, compliquée et raffinée. Il contient des lettres que j’adore: le « h » et le « y ».

Enfin bref… Il s’agit juste de quelques mots…